1993, 1995, 2003, 2007, 2010 et maintenant 2013. À chaque fois qu’un gouvernement s’attaque au dossier «retraites», il explique que c’est la der des ders et qu’il entend garantir le système pour l’avenir, redonner confiance, notamment aux jeunes.
C’est encore le cas cette année, même si l’engagement pour l’avenir est un peu plus prudent.
À chaque fois, également, on explique que cela doit se faire dans le dialogue, qu’il ne s’agit pas d’imposer.
Mais en 2013, comme en 2010, le dialogue est un dialogue de sourds. On nous reçoit, on nous demande notre analyse et nos positions. On ne dit rien et on annoncera les choix, à force de communication, d’ici quelques semaines.
Au préalable, sortent des sondages qui indiquent, comme par hasard, que les français sont favorables à certaines pistes envisagées par les pouvoirs publics!
Mais avant toute chose, y compris avant d’entamer le «dialogue social», on annonce la mesure phare.
En 2010, c’était repousser l’âge de la retraite.
En 2013 c’est allonger la durée de cotisation pour avoir droit à une retraite à taux plein.
Dans les deux cas, cela conduit à reculer l’âge auquel on liquide sa retraite. Quel message d’espoir pour les jeunes générations!
Éditorial de Jean-Claude Mailly,Secrétaire général de Force Ouvrière, daté de ce mercredi 15 mai (article paru dans FO Hebdo n° 3075)
Nous avons été reçus lundi 13 mai par le Premier ministre et quatre ministres pour préparer la conférence sociale des 20 et 21 juin 2013.
À cette occasion, nous avons réaffirmé nos analyses et revendications.
Nous avons ainsi rappelé que l’adoption du Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance (TSCG) et du pacte budgétaire européen enfermait la France dans la seringue de l’austérité.
Quand l’économie est considérée comme une donnée rigide, le social est victime de la flexibilité imposée.
C’est le cas avec l’Accord National Interprofessionnel du 11 janvier, les pressions sur le pouvoir d’achat ou la réduction des dépenses publiques et sociales.
Nous avons ainsi rappelé les lignes rouges en matière de retraite (durée de cotisation, âge, désindexation, réforme systémique), nous avons également souligné les freins mis par le gouvernement en matière de pouvoir d’achat vis-à-vis de ses agents ou du SMIC.
Nous avons abordé les remises en cause du service public républicain avec la Modernisation de l’Action Publique (MAP), la REATE 2 et l’acte 3 de décentralisation.
Nous avons également rappelé nos analyses en matière de RSE.
Le Premier ministre nous a écoutés, ce qui ne veut pas dire entendus.
Un débat sur le service public républicain devrait enfin avoir lieu à la conférence ; si tel est le cas on est tenté de dire, enfin!
Fidèles à notre comportement, nous avons dit clairement les choses.
Y compris que l’ambiance de la conférence n’aurait rien à voir avec celle de l’an dernier et que nous ne tairons pas nos revendications.
Le Premier ministre nous a interrogés sur la représentativité patronale.
Nous avons indiqué qu’à partir du moment où des élections étaient exigées pour les salariés, on ne voyait pas comment le patronat pourrait y échapper.
Enfin, sur la représentativité, nous avons informé le gouvernement que Force Ouvrière ferait du contentieux.
Il faut toujours rester fidèle à ses positions, dire ce que l’on fait et faire ce que l’on dit.
Rappelez-vous ce dispositif de Garantie Individuelle du Pouvoir d’Achat (GIPA) mis en place.
Il s’applique aux fonctionnaires des trois fonctions publiques ; certains agents non titulaires employés de manière continue sont également concernés.
Cette indemnité est censée compenser une perte de pouvoir d’achat sur une période de référence de quatre ans.
Vous trouverez ci-après la note fédérale s’y rapportant et l’arrêté du18 Avril 2013 (JO du 4 Mai 2013) fixant les éléments à prendre en compte pour le calcul de cette indemnité au titre de l’année 2013, et l’arrêté.
L’article L.422-2 du Code de l’action sociale et des familles précise que le droit syndical est reconnu aux assistants familiaux.
L’article L 423-15 du même code ajoute que lorsque l’assistant familial exerce un mandat de délégué syndical, de représentant syndical ou de représentant du personnel, l’employeur organise et finance, le cas échéant, l’accueil des enfants qui lui sont habituellement confiés pendant les temps correspondant à l’exercice de cette fonction
Le Code de l’action sociale et des familles leur reconnaît donc la possibilité de s’absenter pour l’exercice d’activités syndicales et donc le bénéfice d’heures de décharges d’activité de service.
Le secrétaire général de FO Jean-Claude Mailly a « planté les banderilles » le 13 mai 2013 sur les retraites en martelant son opposition à un allongement de la durée de cotisation comme de l’âge légal, à l’issue de son entrevue à Matignon pour préparer la conférence sociale des 20 et 21 juin.
L’Association des assistants familiaux et des familles d’accueil de la Haute-Garonne (AAFFA31) et le syndicat Force Ouvrière du Conseil Général de la Haute-Garonne vous remercient d’avoir répondu aussi nombreux au rassemblement du 7 mai 2013 concernant la présomption d’innocence.
Ils déplorent l’attitude de l’administration qui voulait recevoir les syndicats ensemble alors que, jusqu’à hier, lundi, les entretiens étaient « individuels ». C’est la confirmation que notre collectivité pratique un dialogue social à géométrie variable.
L’AAFFA31 et FO travaillent depuis de longs mois sur le problème de la présomption d’innocence.
Ils sont à l’origine de ce mouvement.
Cliquez sur l'image pour retrouver le texte intégral
… et pour faire passer le message, un courrier est adressé au Président du Conseil Général :
Monsieur le Président,
Nous vous informons de notre révolte par rapport à ce qui s’est passé aujourd’hui dans le cadre des discussions sur la présomption d’innocence pour les assistants familiaux agréés par le département.
Contrairement à ce qui a été dit, il n’y a pas de division syndicale, il n’y a qu’un irrespect de notre Administration.
Nous avons réuni plus de 200 professionnels sur le parvis de notre collectivité, tous animés par une profonde inquiétude et dans l’attente de réponses à leurs questions.
Depuis plusieurs mois, nous travaillons sur ce sujet. Nous vous avons d’ailleurs déjà adressé des courriers, le dernier en date du 23 avril 2013 pour lequel nous n’avons toujours pas de réponse.
[…]
Cliquez sur l'image pour obtenir le texte intégral
Les assistants familiaux ou appelés aussi « Familles d’Accueil » sont des agents de l’Aide Sociale à l’Enfance.
Depuis la loi de juin 2005, leur profession est encadrée par un diplôme d’état. Elle leur donne le statut de travailleur social et les intègre à l’équipe pluridisciplinaire qui œuvre dans l’intérêt de l’enfant. Ils accueillent à leur domicile des enfants (0 à 21 ans) en difficulté sociale.
Ces professionnels sont :
Victimes de dénonciations calomnieuses.
Victime du non respect de la présomption d’innocence.
Victimes de la précarité : retrait d’enfant perte de salaire.
LES CONSEQUENCES DIRECTES…
Psychologiquement, toute leur famille est en état de choc et financièrement plongée dans un marasme total.
Pourquoi les considérer coupables avant même d’avoir vérifié ?
Pourquoi leur retirer leur salaire avant même d’avoir démarré une enquête interne ?
Pourquoi les priver du droit le plus fondamental ?
LA PRESOMPTION D’INNOCENCE
Aujourd’hui, l’Association des Assistants Familiaux et des Familles d’Accueil de la Haute-Garonne (AAFFA31) et le syndicat FORCE OUVRIERE du Conseil Général de la Haute-Garonne réclament ce droit et revendiquent :
Le maintien du salaire durant l’enquête.
Le droit d’avoir une enquête objective réalisée par une commission indépendante.
Un soutien psychologique et juridique pour l’ensemble de leur famille.
A n’en pas douter cette information fait partie des messages « distillés » par l’Administration en vue de la concrétisation de projets plus aboutis.
Localement, nous interrogeons le Préfet qui ne se prononce pas !
Pour maintenir la pression, FO Préfectures a donc décidé de mettre en ligne une pétition nationale pour la défense des sous-préfectures que vous pouvez signer sur :
FO réaffirme, que les services publics doivent, plus que jamais, être renforcés pour combattre la pauvreté, les inégalités grandissantes et répondre aux besoins sociaux.
Ces signatures, que nous espérons très nombreuses, seront remises au ministre de l’intérieur.